Paroisse de l’ancien diocèse de Bourges dépendant de l’abbaye de Menat, supprimée en 1802, ce petit édifice roman, de plan rectangulaire, comprend deux travées de nef et deux petites travées de chœur, plus anciennes (11ème siècle). Les voûtes primitives ont disparu et sont remplacées par des charpentes. Chaque mur latéral du chœur est muni dans sa partie inférieure de deux arcs aveugles en plein cintre, retombant sur des impostes en biseau, très saillantes et séparés par un pilastre couronné d’un chanfrein qui recevait jadis le doubleau de la voûte. Quant aux murs latéraux de la nef, ils sont munis de même, de deux arcades aveugles par travée, sous lesquelles sont percées d’étroites fenêtres, et qui retombent sur une colonne commune, dégagée du mur ; les chapiteaux, aux tailloirs garnis de billettes sont ornés de baguettes dessinant des chevrons, les bases, élevées sur des socles striés en dents de scie, présentent deux groupes de deux tores accolés que séparent une gorge peu profonde. Un soubassement formant banc règne le long des murs.

         A l’extérieur, la façade, surmontée d’un clocher-mur à deux baies, est percée d’une porte en plein cintre sous deux voussures de section rectangulaire. Une colonnette en délit est dressée contre chaque piédroit ; elle s’élève sur une base en talus et un chapiteau à palmettes, semblable à ceux des églises de Néris et de Colombier, la couronne, un cordon de grosses billettes contourne l’archivolte, un autre garnit les tailloirs des chapiteaux et se prolonge sur les contreforts qui encadrent la porte, on le retrouve sur les contreforts des murs gouttereaux dressés entre les fenêtres remaniées à l’époque moderne. Une seule baie était percée dans le chevet plat ; elle est aujourd’hui murée. Enfin, dans le mur latéral sud a été ouverte, au 15ème siècle, une porte rectangulaire au linteau orné d’une accolade.

Mobilier : Pentures de la porte principale, fer forgé du 12ème siècle ; d’un travail grossier, et de dessins variés, elles se composent de lamelles de fer contournées et terminées par des feuilles ou des têtes d’homme et de serpent ; celle de la partie supérieure du vantail de droite est en outre munie d’une figurine.

Autel et rétable en bois sculpté du 17ème siècle ; travail frustre. Cloche du 18ème siècle. Croix de procession du 17ème siècle sur nœud en cuivre argenté du 16ème siècle.

Juridiquement, cet édifice qui n’est pas affecté au culte, est appelé à devenir un lieu culturel ouvert notamment à des expositions tout en gardant son architecture et son mobilier originels. Ceci n’empêche pas de lui garder un rôle cultuel puisqu’une messe  a lieu chaque 1er dimanche de Mai. Pour toute réservation, contactez nous.


Extrait des "Eglises de France" par Marcel Génermont et Pierre Pradel.